1

Archive for the ‘chanson’ Category

Les copines du métro

Samedi, janvier 22nd, 2011

Le voyage commence à Glacière, deux filles, deux bonnets, un ukulélé.

C’est le mi du métro

Clip audio : Le lecteur Adobe Flash (version 9 ou plus) est nécessaire pour la lecture de ce clip audio. Téléchargez la dernière version ici. Vous devez aussi avoir JavaScript activé dans votre navigateur.

Hot pork sausage

Lundi, novembre 9th, 2009

feen

En entendant ce matin les européens umpistes sur france inter roucouler sur la chute du mur de Berlin j’ai eu l’impression de retomber des années en arrière, quand la chute du bloc stalinien voulait dire la fin de l’histoire et les matins qui chantent sous la bonne régulation du marché, plus de famine plus de guerre plus de pauvres. Une fable pour les enfants. Le monde était libéré et une grande farandole pouvait enfin commencer. J’avais onze ans, je me souviens de mon bon copain de l’école, un allemand, qui m’expliquait que ça y était, c’en était terminé, le paradis arrivait sur la terre. Une salade que Pierre Lellouche continue aujourd’hui à servir un peu partout sur les plateaux, le pas peu fier ministre des affaires européennes, tout heureux de faire un son et lumière place de la Concorde ce soir en hommage “à nos amis allemands”. Je sais pas combien il a d’amis allemands Lelouche, mais je suis sûr que j’en ai plus que lui et que je leur rends mieux hommage que ses pétards musicaux. Lelouche est un grand expert des hommages, c’est lui qui il y a dix ans blaguait à l’assemblée en proposant de «stériliser» les pédés pendant le débat sur le pacs. Je l’entendais parler de “mémoire collective”, il a versé son tribut à la mienne.
Quelques mois après la chute du mur on était parti avec mes parents en camping-car découvrir l’est de Berlin. Déjà la traversée de la RDA avait été épique, tout était gris, j’avais l’impression d’être dans un film. Je m’en faisais dans le tête, j’étais un espion américain caché dans une famille française et j’allais sous cette couverture chercher les secrets. On se garait dans les rues avec le combi Volkswagen orange à toit ouvrant, les gens venaient regarder aux fenêtres comment ça vivait une famille française et nous demandaient pourquoi on dormait dans la rue et pas à l’hôtel. Dans mon sac de couchage, la nuit, avec ma lampe de poche, je lisais un petit livre d’histoires de gens qui avaient réussi à traverser le mur. Le jour, je m’imaginais préparer une évasion. La ville était incroyable, ces petits bouts d’histoire du vingtième siècle à respirer au coin des rues. Déjà quelques semaines après la chute du mur les marchands du temple vendaient leurs bidules un peu partout. Ça intéressait surtout les touristes et les Allemands de l’ouest. Comme aujourd’hui. Là bas, le mur, ils n’en veulent plus, même en souvenir. Un gros bout à East Side Gallery, trois tout petits à Postdamer Platz ou bien seul un petit liseré de pierre rappellent parfois la vieille cicatrice. Tout le reste, les petits fours et la musique, c’est du folklore. La promesse d’un monde meilleur était un mensonge. Lelouche fait ses pétards, Sarkozy ira faire des bises, et tout le monde se félicitera de la chute des dictatures populaires. Entre la peste et le choléra, moi, je choisis la currywurst. Et Berlin. Et cassez-vous pauvres cons.

(Pour l’ambiance, Berlin, Icke & Er)

Pas de dieu, pas de pays

Mardi, septembre 15th, 2009

profilPREF-OCT-01

Illustration chipée chez Julesjulien.

Jeans Team feat. Stereo Total, “Das Zelt”, version française:

Jeans Team, “Das Zelt”, version allemande:

À commencer par aujourd’hui

Samedi, août 22nd, 2009

sddds

“Je veux être un garçon moderne”, par Guillaume Fédou.

Ephéméride du mercredi

Mercredi, juin 3rd, 2009

J’ai pas le temps, j’ai jamais le temps. Mais ça va bien. Il y a quelque chose de profondément agréable, alors que des tuiles tombent. Je ne sais pas trop quoi, une sorte de légèreté, des nuits douces où j’arrive à bien dormir, des péripéties où je ne me noie pas du tout. Je dois être dans une période où je consolide. Je m’isole un peu, je réponds moins aux appels de pieds mais je jongle bien dans le travail. Il y a trop de choses à gérer de front, mais j’arrive à tout faire à peu près dans les temps. Sans paniquer ni rien du tout. C’est nouveau. Finalement, peut-être que j’ai appris. Ne pas me faire manger. Me concentrer lorsque c’est le moment, et puis lâcher un peu les choses ensuite. J’en fais tout autant qu’avant, mais j’angoisse vachement moins.

J’ai vu l’autre jour à la télé un reportage sur un polytechnicien qui avait préféré devenir plombier. Parce qu’il en avait marre d’avoir des gens qui dépendent directement de lui pour travailler, de finir tard, et de rêver de ses dossiers. Ça me fait sourire, parce que moi aussi je me dis ça parfois. Avoir un boulot juste technique, pas créatif, et pouvoir tout oublier le soir ou les week-ends. Mais ça ne dure jamais très longtemps.

Ces derniers jours, j’ai travaillé le lundi de Pentecôte, mais ça n’avait rien à voir avec cette foutue raffarinade de solidarité avec les vieux. J’ai parlé espagnol de Medellín et américain d’Ohio, et puis je me suis amusé en bossant deux nuits dans une chambre d’hôtel que j’aurais dû prendre en photo avant de tout remballer tellement ma capacité à désordonner est développée. J’ai joué à twitter dans le train. J’ai pris un kilo de muscles -si si-. J’ai apporté des tartines de fromage à ma grand-mère, j’ai embrassé ma filleule. J’ai revu un très vieux copain qui se prépare à une année sabbatique à tourner autour du monde. J’ai découvert que les framboises surgelées étaient très bonnes encore glacées. Et puis après tout le monde, j’ai entendu les Naive New Beaters sur la compile des inrocks, et j’adore. Ce soir, je vais passer au Paris-Carnet. Et samedi, après l’anniversaire de Matoo. Et puis voilà.

Just Another Day par Naive New Beaters in Wallace:

Et pour les entendre parler en vrai et les voir gagner des chemises, va chez unimaru.

Noah and the Whale

Lundi, avril 20th, 2009

#91.1 Noah and the Whale – Episode 1
envoyé par lablogotheque

La suite est ici. Je les aime, ces concerts à emporter.
J’irais bien prendre un bain avec.

I’m a joke

Dimanche, avril 5th, 2009

Pour l’ambiance, I’m a joke, Souchon.

Parfois, on se moque de moi. J’ai une grande aptitude aux cascades urbaines, mais il m’arrive d’avoir de la chance. J’excelle dans les tracas burlesques inattendus, mais je m’en sors toujours à la fin, comme dans la série doublée par Jacques Balutin et Francis Lax. Par exemple quand j’ai perdu sur le quai d’une gare un billet de train que le contrôleur a retrouvé, et qu’il m’a rendu au moment du contrôle, quand je lui servais ma salade “je vous jure, monsieur, j’avais un ticket, je l’ai perdu”. Le mois dernier, j’ai laissé tomber entre deux sièges mon téléphone portable dans le bus. Une heure plus tard, je suis allé le chercher au terminus, le chauffeur l’avait déposé dans sa petite cabane porte de Saint-Cloud. Ou quand un américain malin a utilisé un clone de ma carte bleue pour faire des achats dans les stations-service du Kansas et m’a siphonné tout mon compte. Je me suis retrouvé ruiné, mais la banque a tout remboursé. Ou quand je demande avec insistance une crème Séphora à Marionnaux. Ou un paquet de “camoul seples” au lieu de “Camel souples” chez le buraliste. Ou quand dans la même heure, dans le froid et en province, j’ai perdu ma carte bleue, mon bonnet et j’ai explosé par terre mon téléphone portable. Ou quand je me suis promené avec un beau jean tout neuf en ayant oublié d’enlever l’étiquette. Ou quand je parle à la chatte, que je joue avec elle, que je lui raconte des trucs idiots, que je lui chante des chansons, et qu’un de mes colocataires est là et que je me croyais seul. Ou quand j’envoie un sms “ta gueule connasse” pour rire à ma copine Chantal, et que je me trompe de Chantal.

Mais j’ai aussi des pertes. J’ai été condamné en décembre sans le savoir par le tribunal des affaires sociales pour une dette de 150 euros d’allocations logement “indument perçues” il y a deux ans, sans que j’en sache rien. Ils m’ont juste retrouvé pour m’envoyer le jugement. Cet été, j’ai explosé la dalle de mon nouveau macbook tout neuf, parce que la lanière de mon sac a cassé et l’ordi est tombé juste sur la tranche du trottoir. J’ai aussi perdu le chèque de la caution que m’avait rendu le propriétaire de mon ancien appart. Et surtout j’ai oublié que je l’avais perdu, et donc je ne l’ai jamais encaissé.

Le pire, c’est que je ne casse ou ne perds que mes affaires.
Presque jamais celles des autres. Parfois, on me prend pour un con.

Restez-y

Samedi, mars 28th, 2009

Dans tous les kiosques, le mercredi.


Pater Noster, de Jacques Prévert, dit par Reggiani.