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Archive for the ‘propagande’ Category

Presse-purée

Mardi, mars 2nd, 2010
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Quand je lis l’article de Pauline de Saint Rémy sur le site de Libération, le journal d’Édouard de Rothschild, je sais pourquoi je n’achète plus ce journal depuis longtemps. Par contre, je recommande à tous la lecture de “Libération de Sartre à Rothschild” de Pierre Rimbert.

Et puis je me dis que vraiment, oh oui alors, il se féliciter de la liberté de la presse en France, dire merci au gouvernement pour ses aides, 284 millions d’euros pour 2009, pour tous ces beaux journaux qui informent en toute indépendance la liberté Albert Londres la carte de presse la légion d’honneur Arlette Chabot tout ça bla bla bla bla.

Les gays c’est vraiment tous des pédés

Lundi, février 15th, 2010

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Il y a des plaintes qui méritent des petites tapes sur le nez tellement elles sont idiotes. Et contre-productives. Action discrète dans un sketch diffusé sur canal+ s’amuse à distribuer des tracts pour Frêche en proférant les pires injures envers les étrangers, les femmes, les pédés, tout empilé en vrac. Ils sont vulgaires et insultants, et c’est pour ça que c’est drôle. Ou pas. Ou gras. Mais c’est de l’humour. Pas comme Frêche, qui lui, est un homme politique, au pouvoir, au moins jusqu’aux prochaines élections. Pour voir leur machin, c’est ici.

Là, le Collectif contre l’homophobie et le Lesbian and Gay Pride Montpellier portent plainte contre « Les humoristes qui ont invectivé les passants et proféré des messages et des injures à caractère homophobe, raciste, antisémite, misogyne et discriminatoire à l’égard des personnes en situation de handicap » selon rue 89.

On peut vraiment rire de tout, d’accord, ça dépend comment, tout ça. Mais là, franchement, tout est quand même bien balisé. Ces plaintes sont connes. Parce que de ce gros rigolo de Frêche, on peut vraiment y aller, dans toutes les positions, dans tous les sens. Poser une police du rire ou de la satire en demandant à la justice de trancher, c’est imbécile, c’est du spectacle.

Cette posture est idiote, faire croire que le combat pour l’égalité se situe là est pire que tout. Surtout pour des militants. Des propos racistes et homophobes on peut en entendre tous les jours ou presque à la télévision. La parole raciste est banalisée, Zémour sévit toutes les semaines, le ministre de la race pure et de la grande France fait la loi. Ménard, Boutin et tous les petits marquis s’agitent avec ferveur. Alors s’exciter autour de ce bidule, ça me rappelle Anne Hidalgo et sa grande écharpe qui manifeste pour le droit des femmes afghanes le dimanche au Trocadéro. Chic et genre. Ça fait joli sur la photo. Le combat est partout ailleurs. Il est politique et social. Ce genre de bouffonneries me donnent mal à la tête. Attaquer les bouffons de canal+, ça mérite au moins une petite tape sur le nez. Une petite tape, d’une petite tapette, comme moi.

Deux poids, deux mesures

Vendredi, février 5th, 2010

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Entendu sur inter, cet après-midi.
Trop fatigué pour faire le verbatim, le son suffit comme démonstration:

Chic et distingué

Vendredi, décembre 11th, 2009

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Un joli badge à se procurer chez les Panthères roses et Act up.

Minable

Dimanche, décembre 6th, 2009

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Comme l’a dit le premier ministre la semaine dernière, chacun a le droit de croire, tout ça, les religions et tout le reste, le culte le respect la France. Comme je fais partie d’un groupe invisible de partout car je suis non-croyant, j’ai décidé de changer tout ça. C’est fou d’ailleurs de devoir se définir comme non-croyant, dans la négation de quelque chose alors que les croyants croient dans un truc invisible et transparent. C’est comme non-voyant, ou non-entendant, ça a l’air d’être un truc handicapant, une vraie tare.

Pour résoudre tout ça j’ai décidé de piocher. Pour commencer je vais fêter toutes les fêtes religieuses, pratiquer la semaine des quatre jours en ne bossant plus ni le vendredi ni le samedi ni le dimanche. Et aussi demander des horaires non-mixtes pour la piscine parce que c’est bien plus marrant. Je vais fêter le vendredi saint, les deux Aïds et le grand pardon sans Roger Hanin mais avec Saint-Nicolas. Et je garde mon prépuce.

Pour la suite, je vais chercher mais là je suis trop fatigué. Ils ont pas un truc aux huiles essentielles les bouddhistes?

La sainte clique

Jeudi, décembre 3rd, 2009

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Dans le tourbillon du spectacle il y a un silence assourdissant. Le même que pendant le débat sur la laïcité à l’école. En France, dans trois départements, il n’y a pas de séparation entre “L’Eglise” et l’Etat. Trois départements où les curés, les pasteurs et les rabbins sont payés par de l’argent public. Trois départements où l’enseignement religieux est obligatoire à l’école. Trois départements de métropole, à deux heures de train de Paris, où durant mon enfance, à chaque début d’année, mes parents ont du remplir pour moi une demande de dispense de catéchisme. Du catéchisme. Pas un cours sur les religions mais bien un cours de religion. Les histoires magiques de Jésus, l’immaculée conception et la marche sur l’eau. Alors que j’étais à l’école publique. Ça se passe comme ça en Alsace et en Moselle.

“La loi du 9 décembre 1905 concernant la séparation des Églises et de l’Etat n’est pas applicable à l’Alsace-Moselle qui reste régie par la loi du 18 germinal an X (8 avril 1802) comprenant le Concordat de 1801 et les Articles Organiques des cultes”. “L’enseignement religieux est obligatoire dans les écoles primaires (loi du 15 mars 1850 dite loi Falloux, décret du 3 septembre 1974), ainsi que dans les établissements secondaires et techniques. Une possibilité de dispense est prévue”.

Évidemment, dans le concordat, il manque les musulmans. Qu’on arrête de vouloir nous faire croire que tout ça est une histoire de laïcité. C’est de l’esbroufe. Ils ne veulent pas des musulmans, qu’ils l’assument, qu’ils le disent, au lieu de se vêtir d’oripeaux contre lesquels historiquement ils se sont toujours battus.

Ils sont capables de tout, le discours dérape de partout, on allume le feu de la peur. On nous a pollué la tête déjà pendant le débat sur la loi sur le voile pour une trentaine de gamines qui refusaient d’enlever leur “signe ostentatoire”. Vous y avez cru, vous, que l’Ump se battait pour la libérté des femmes? Le pire c’est que toutes ces merdes laissent des traces, qu’à force de marteler qu’il y a trop de bougnoules certains commencent à y croire. Des gens normaux, ordinaires, pas politisés. Surtout ne parlons pas de politique, ne parlons pas d’économie, ne parlons pas de partage des richesses. Parlons de races.

Dans le brouillard nauséabond, je me sens à tout point de vue beaucoup plus proche du bougnoule que du ministre. J’ai envie de construire un minaret sur ma maison et de lancer mon appel à la prière:

(La semaine sanglante, Michèle Bernard)

Hot pork sausage

Lundi, novembre 9th, 2009

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En entendant ce matin les européens umpistes sur france inter roucouler sur la chute du mur de Berlin j’ai eu l’impression de retomber des années en arrière, quand la chute du bloc stalinien voulait dire la fin de l’histoire et les matins qui chantent sous la bonne régulation du marché, plus de famine plus de guerre plus de pauvres. Une fable pour les enfants. Le monde était libéré et une grande farandole pouvait enfin commencer. J’avais onze ans, je me souviens de mon bon copain de l’école, un allemand, qui m’expliquait que ça y était, c’en était terminé, le paradis arrivait sur la terre. Une salade que Pierre Lellouche continue aujourd’hui à servir un peu partout sur les plateaux, le pas peu fier ministre des affaires européennes, tout heureux de faire un son et lumière place de la Concorde ce soir en hommage “à nos amis allemands”. Je sais pas combien il a d’amis allemands Lelouche, mais je suis sûr que j’en ai plus que lui et que je leur rends mieux hommage que ses pétards musicaux. Lelouche est un grand expert des hommages, c’est lui qui il y a dix ans blaguait à l’assemblée en proposant de «stériliser» les pédés pendant le débat sur le pacs. Je l’entendais parler de “mémoire collective”, il a versé son tribut à la mienne.
Quelques mois après la chute du mur on était parti avec mes parents en camping-car découvrir l’est de Berlin. Déjà la traversée de la RDA avait été épique, tout était gris, j’avais l’impression d’être dans un film. Je m’en faisais dans le tête, j’étais un espion américain caché dans une famille française et j’allais sous cette couverture chercher les secrets. On se garait dans les rues avec le combi Volkswagen orange à toit ouvrant, les gens venaient regarder aux fenêtres comment ça vivait une famille française et nous demandaient pourquoi on dormait dans la rue et pas à l’hôtel. Dans mon sac de couchage, la nuit, avec ma lampe de poche, je lisais un petit livre d’histoires de gens qui avaient réussi à traverser le mur. Le jour, je m’imaginais préparer une évasion. La ville était incroyable, ces petits bouts d’histoire du vingtième siècle à respirer au coin des rues. Déjà quelques semaines après la chute du mur les marchands du temple vendaient leurs bidules un peu partout. Ça intéressait surtout les touristes et les Allemands de l’ouest. Comme aujourd’hui. Là bas, le mur, ils n’en veulent plus, même en souvenir. Un gros bout à East Side Gallery, trois tout petits à Postdamer Platz ou bien seul un petit liseré de pierre rappellent parfois la vieille cicatrice. Tout le reste, les petits fours et la musique, c’est du folklore. La promesse d’un monde meilleur était un mensonge. Lelouche fait ses pétards, Sarkozy ira faire des bises, et tout le monde se félicitera de la chute des dictatures populaires. Entre la peste et le choléra, moi, je choisis la currywurst. Et Berlin. Et cassez-vous pauvres cons.

(Pour l’ambiance, Berlin, Icke & Er)