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Suite 304

mars 6th, 2010

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Maintenant c’est sans cigarettes, essayer de ne plus y penser, presque y arriver. Retrouver ma vieille amie, mon alliée de toujours tout ça, deux jours de palace pour rattraper le temps qui file, bavardage, la vie. Ne plus penser aux soucis, ne pas trop y arriver. Du spa, de la piscine pour nous tous seuls, du hammam, des massages, de la tisane. Deux jours d’exil dans l’ouest bourgeois, c’était chouette, mais je préfère l’est parisien qui pue, ma vie ne pourrait être que là.

Térébenthine

mars 2nd, 2010

Pour pondre mon nouvel oeuf, clic clic clic, j’ai fait un smoothie de carottes et de pommes pour nourrir le cerveau et l’épiderme. Je descends enfin dans le salon maintenant que la température remonte, j’ai nettoyé les feuilles mortes sur la terrasse, et selon le planning de mon champix je suis censé arrêter de fumer dans trois jours. Ça me fait un peu flipper vu l’entrain que je mets à quand même fumer ces clopes sans goûts. Parce que quand tu prends du champix, les clopes ont très mauvais goût, même celles qui devraient être très bonnes, celle du matin ou celle qui dit que tu as bien mangé. Pourtant je continue, moins qu’avant, mais je clopette quand même. Le champix, tout le monde m’en dit du mal, que ça rend fou, dépressif et suicidaire, mais je me trouve pas pire que d’habitude. Ça me fait faire des rêves incroyablement crédibles, pas formidables, mais vraiment réels. Ce matin, en me réveillant, j’étais fâché contre une copine pour une crasse que j’avais rêvé. C’est l’aventure.
Je suis content parce que mon docu a fait plus de 10% de parts de marché. On peut dire ce qu’on veut, l’audimat tout ça c’est pour les chèvres et que la qualité n’est pas là, mais quand même, ça fait vraiment plaisir. Je me suis aussi ennuyé dans des soirées, sauf une nuit, aux souffleurs, où j’ai entendu des gens crier sur la Prohibida:
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Ce soir j’ai rencard pour courir à la Villette. Demain j’ai piscine. L’aventure je te dis.

Presse-purée

mars 2nd, 2010
poste

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Quand je lis l’article de Pauline de Saint Rémy sur le site de Libération, le journal d’Édouard de Rothschild, je sais pourquoi je n’achète plus ce journal depuis longtemps. Par contre, je recommande à tous la lecture de “Libération de Sartre à Rothschild” de Pierre Rimbert.

Et puis je me dis que vraiment, oh oui alors, il se féliciter de la liberté de la presse en France, dire merci au gouvernement pour ses aides, 284 millions d’euros pour 2009, pour tous ces beaux journaux qui informent en toute indépendance la liberté Albert Londres la carte de presse la légion d’honneur Arlette Chabot tout ça bla bla bla bla.

Ofloxacine

février 25th, 2010

Moi: Je crois que ça va pas.
Lui: T’es chaud, t’as de la fièvre.
Moi: Allo? J’habite derrière la porte bleue.
Le médecin: Nous arrivons.
Moi: Mrf.
Le médecin: Asseyez-vous, c’est grave et sérieux.
Moi: Mrf.
Le médecin: Infection, germe, aigue, antibiotiques un mois.
Tout le monde: Iiiii! *peur
Le médecin: Pas contagieux.
Doctissimo: Pas contagieux.
Le pharmacien: Pas contagieux.
Moi: Mrf.
Lui: Je vais te faire une tisane.
Le médecin: Allo, ça va?
Moi: Mrf.
Lui: je vais te faire une salade de fruits.
Le médecin: Allo, ça va?
Moi: Mrf.
Lui: C’est comme une histoire de fourmis rouges.
Le médecin: Allo, ça va?
Moi: Mrf
Lui: Tu frises.
La firme: Vous êtes en retard, on attend vos textes depuis une semaine.
Le médecin: vos analyses sont bonnes, plus de risque de septicémie.
Moi: J’ai sommeil.

C’est quand même chouette d’habiter dans un pays qui soigne.
La prochaine fois, je raconterai les beaux rêves que me fait faire le champix.

AA

Les gays c’est vraiment tous des pédés

février 15th, 2010

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Il y a des plaintes qui méritent des petites tapes sur le nez tellement elles sont idiotes. Et contre-productives. Action discrète dans un sketch diffusé sur canal+ s’amuse à distribuer des tracts pour Frêche en proférant les pires injures envers les étrangers, les femmes, les pédés, tout empilé en vrac. Ils sont vulgaires et insultants, et c’est pour ça que c’est drôle. Ou pas. Ou gras. Mais c’est de l’humour. Pas comme Frêche, qui lui, est un homme politique, au pouvoir, au moins jusqu’aux prochaines élections. Pour voir leur machin, c’est ici.

Là, le Collectif contre l’homophobie et le Lesbian and Gay Pride Montpellier portent plainte contre « Les humoristes qui ont invectivé les passants et proféré des messages et des injures à caractère homophobe, raciste, antisémite, misogyne et discriminatoire à l’égard des personnes en situation de handicap » selon rue 89.

On peut vraiment rire de tout, d’accord, ça dépend comment, tout ça. Mais là, franchement, tout est quand même bien balisé. Ces plaintes sont connes. Parce que de ce gros rigolo de Frêche, on peut vraiment y aller, dans toutes les positions, dans tous les sens. Poser une police du rire ou de la satire en demandant à la justice de trancher, c’est imbécile, c’est du spectacle.

Cette posture est idiote, faire croire que le combat pour l’égalité se situe là est pire que tout. Surtout pour des militants. Des propos racistes et homophobes on peut en entendre tous les jours ou presque à la télévision. La parole raciste est banalisée, Zémour sévit toutes les semaines, le ministre de la race pure et de la grande France fait la loi. Ménard, Boutin et tous les petits marquis s’agitent avec ferveur. Alors s’exciter autour de ce bidule, ça me rappelle Anne Hidalgo et sa grande écharpe qui manifeste pour le droit des femmes afghanes le dimanche au Trocadéro. Chic et genre. Ça fait joli sur la photo. Le combat est partout ailleurs. Il est politique et social. Ce genre de bouffonneries me donnent mal à la tête. Attaquer les bouffons de canal+, ça mérite au moins une petite tape sur le nez. Une petite tape, d’une petite tapette, comme moi.

Nur noch Fassbinder

février 6th, 2010

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J’aime pas oublier de dormir. J’ai vingt ans et je garde la loge d’Hanna Schygulla qui chante ce soir au théâtre. J’ai une dizaine de bouquets de fleurs à mes pieds, par terre. Je ne savais pas où les mettre, on m’avait dit: “ne bouge pas de cette porte”. Ça l’avait fait rire. Elle m’a demandé si le spectacle m’avait plu, j’ai menti en disant oui alors que j’avais pas bougé de la porte à surveiller. A l’époque j’écoutais Les Elles.

Deux poids, deux mesures

février 5th, 2010

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Entendu sur inter, cet après-midi.
Trop fatigué pour faire le verbatim, le son suffit comme démonstration: